Logistique intelligente

Dernière mise à jour le 15-04-2019




Contexte et objectifs
Comme toutes les grandes agglomérations belges, Liège est confrontée à des défis importants en termes de mobilité. En effet, les axes urbains et péri-urbains sont quotidiennement congestionnés aux heures de pointe. Les externalités négatives sur l’environnement, engendrées par de telles congestions entraineraient selon une récente étude de l’OCDE une perte économique estimée de 1 à 2% du PIB Belge. De plus, le Bureau Fédéral du Plan prévoit, à l’horizon 2030, une augmentation de la demande de transport d’approximativement 11% pour les personnes et de 44% pour les marchandises.
Fort de ce constat, le Groupement de Redéploiement Economique (GRE-Liège) a lancé une vaste réflexion sur la mobilité intelligente.

Nous définissons la mobilité intelligente, comme une mobilité efficiente, plus sûre, plus économe ainsi que plus écologique. Ces caractéristiques sont atteintes grâce à l’utilisation :
- Des technologies de l’information et de la communication (TIC) qui permettent en temps réel de récolter, d’analyser et de traiter des données.
- Des technologies du numérique qui permettent d’intégrer l’ensembles des données au sein d’une interface.
La mobilité intelligente, représente un changement de paradigme, en passant d’une mobilité qui repose sur la possession, à une mobilité basée sur l’usage. En bref, sur la consommation d’un service (MAAS : Mobility as a sevice). Ce changement de paradigme est symbolisé par des initiatives telle que la création de plateforme de car sharing (partage de voitures) ; de ride sharing (partage des déplacements) ou encore la création d’une interface intégrant l’ensemble des offres (publiques/privées) de déplacement…

Description
Lorsque l’on aborde la mobilité, il est opportun de distinguer le transport des personnes (mobilité du citoyen) et le transport des marchandises (mobilité du fret). Fidèle à son focus « eco », le GRE-Liège aborde cette thématique par le biais de la mobilité du fret en province de Liège. La logistique étant essentielles pour les entreprises tant pour leur approvisionnement en matière première que pour livrer leur production.

Actuellement, en Région wallonne, seul 4% des marchandises transitent par le rail, les voies navigables ne sont sollicitées qu’à hauteur de 14%... et plus de 82% des marchandises transitent encore par la route. Afin d’inverser cette tendance, le GRE-Liège a mis sur pied deux actions :
- La problématique du fret n’étant pas cantonnée au seul territoire liégeois (le corridor de fret Liège-Aachen est l’un des plus dense d’Europe), le GRE-Liège à souhaité collaborer dans le cadre d’un projet européen avec les villes de Maastricht et Aachen afin de développer une gestion coordonnée du fret à l’échelle de l’Eurégio. A ce stade, nous écrivons avec nos partenaires la proposal qui sera soumise aux autorités européennes début septembre.
- Le GRE-Liège lancera dans le courant du mois d’août une étude auprès d’experts du fret. Cette étude utilisera une méthodologie Delphi. Cette méthode vise à organiser la consultation d’experts par un processus de questionnements itératifs. Finalisée dans le courant de mois de décembre, il sera possible d’identifier de manière représentative les enjeux et les tendances de la problématique du fret en province de Liège.



Rôle du GRE-Liège
Pour ce qui est de l’étude sur la mobilité du fret, Le GRE-Liège est l’initiateur du projet et pilote la mise en place en œuvre de cette dernière. Pour ce qui est de la thématique du fret à l’échelle de l’Eurégio, le GRE-Liège intervient comme partenaire de Maastricht et Aachen au sein d’un consortium.



Etapes ultérieures
L’objectif du GRE-Liège est de présenter les résultats de l’étude à un panel d’expert en février 2019. Sur base de cette étude, les tendances et enjeux afin de construire des scénarii pour la gestion du fret en province de Liège seront identifiés. Avec l’aide du panel d’experts (dont des experts internationaux) ainsi que les acteurs locaux, des groupes de travail thématiques seront constitués en mars 2019.
Avec le soutien du Ministre de l'Economie, de l'Industrie, de l'Innovation et du Numérique.